Les chirurgies plastiques mammaires, toutes ces nomenclatures existent. Cependant, ils sont souvent source de confusion. En fait, ce n’est pas si compliqué.

La mammoplastie

La mammoplastie désigne toute chirurgie plastique des seins. Il peut s’agir d’une mammoplastie de réduction (si vous réduisez le volume), d’une mammoplastie d’augmentation (prothèse mammaire) ou simplement d’une mammoplastie (lifting des seins).

La mastopexie ou lifting des seins, est aussi la chirurgie de correction de l’affaissement des seins, en les relevant sans les enlever ou par volume.

Toutes ces chirurgies, en substance, sont indiquées pour remonter les seins, en corrigeant la flaccidité, en repositionnant la glande et en éliminant l’excès de peau.

Comme toutes ces opérations sont des variations du même thème, il s’agit d’opérations dont la récupération, l’anesthésie et les soins sont similaires. Elles peuvent être réalisées sous anesthésie péridurale ou générale.

La cicatrice dépend de la quantité de peau ou de glande à enlever. Plus la flaccidité et l’excès de peau sont importants, plus la cicatrice sera grande. Elle peut être autour de l’aréole (très rare, car il faudrait que l’affaissement soit minime), verticale, en forme de “L” ou de “T”.

La période de repos est généralement d’au moins 14 jours, et il est recommandé d’éviter de conduire pendant 30 jours. La douleur est généralement légère, contrôlée par des médicaments courants.

Les exercices légers (promenades) ne doivent être pratiqués qu’après 21 jours, les exercices plus intenses (course à pied, haltérophilie) après 60 jours et le port d’un soutien-gorge post-chirurgical est obligatoire pendant environ 45 jours.

Les complications sont rares, mais peuvent survenir. On peut citer : l’infection, l’hématome, les points de suture, la chéloïde, la nécrose (problème de circulation de la peau) et la thrombose.

Questions fréquemment posées sur les cicatrices

“À quoi ressemblera la cicatrice ?” Question fréquente, réponse variable. Les cicatrices sont directement liées à la quantité de peau enlevée, ce qui est en corrélation avec la chute et l’affaissement des seins.

Ainsi, la question, formulée d’une autre manière, serait : “à quel point les seins sont-ils flasques ?”. Plus l’excès de peau est important, plus la cicatrice est grande. Il n’y a pas de miracle, malheureusement.

Ainsi, les patientes présentant des aréoles très basses (ptose) et une grande flaccidité ne peuvent malheureusement pas être opérées avec une cicatrice uniquement autour de l’aréole.

Le chirurgien plastique essaiera toujours de faire la plus petite cicatrice possible pour chaque cas, mais comme la plupart des cas présentent une grande flaccidité et un excès de peau, la cicatrice est généralement une cicatrice en “T inversé”.

Quelle forme adopter : implant rond ou anatomique ?

Pas de surprise, la forme de la prothèse mammaire va largement contribuer à l’aspect visuel de votre nouvelle poitrine. Le chirurgien vous proposera normalement deux options, rond ou anatomique, chacune avec ses caractéristiques : plus bombé et des décolletés prononcés pour la première, plus discret et naturel pour la seconde. Après cette introduction vous avez déjà peut-être une idée de votre choix. Pas de conclusion hâtive car les implants ronds de dernière génération permettent maintenant de se rapprocher de la forme anatomique en optant pour une projection modérée. C’est donc un ensemble de facteurs qui détermineront la forme de prothèse la plus adaptée à votre morphologie.

L’implant rond

Un implant rond apporte plus de volume qu’un sein naturel sur la partie supérieure de la poitrine (puisque la hauteur est égale à sa largeur) avec un résultat plus bombé que la moyenne, qu’on qualifie souvent en forme de pomme. L’avantage principal tient dans des décolletés prononcés, au détriment parfois du naturel. Il est possible néanmoins d’ajuster la projection du sein, c’est-à-dire son volume en profondeur ou plus concrètement ce qui va donner le bonnet, pour se rapprocher d’un décolleté en pente douce tout en accentuant le galbe du sein sur sa partie inférieure. On obtient donc avec une projection modérée ou basse un compromis entre volume sur le haut de la poitrine et le bas, tandis qu’une projection forte donnera un aspect très  pigeonnant  avec un décolleté saisissant, mais un résultat  en contrepartie plutôt artificiel seins nus. En d’autres termes, la forme ronde accentue le décolleté mais, seins nus, le résultat parait de moins en moins réaliste au fur et à mesure qu’on augmente la projection et le remplissage.

Attention, la forme ronde convient parfaitement à certaines personnes et c’est vraiment l’anatomie de départ de la poitrine et d’autres facteurs qui permettra de déterminer quelle forme est la plus adaptée. Une forme ronde adaptée à la morphologie et avec une projection réussie donne de très bons résultats, généralement sur des poitrines déjà formées, c’est donc du cas par cas.

L’implant anatomique

Un implant anatomique donne à l’inverse davantage de volume dans le bas du sein, pour donner un aspect en forme de poire ou de goutte d’eau. On se rapproche donc de la forme naturelle de la poitrine : le volume est concentré dans la partie inférieure de la prothèse tandis que le haut est plus effilé. Le décolleté est donc moins prononcé mais comme on peut agir sur trois niveaux il est possible de trouver des compromis intéressants.  Tout comme pour les prothèses rondes, la projection va permettre d’ajuster le bonnet, mais le chirurgien peut cette fois agir en plus sur la hauteur et la largeur de l’implant. C’est le mix entre ces trois valeurs qui va donner l’aspect final désiré. Plus l’implant sera haut, plus la pente du sein sera douce alors qu’à l’inverse, plus l’implant sera bas, plus l’aspect deviendra bombé.

Avec ce modèle anatomique, le galbe du sein est dans tous les cas positionné sur la partie inférieure de la poitrine. Elles sont souvent recommandées aux femmes minces ou à la poitrine peu formée. Inconvénients : il y a davantage de risques de rotation et la cicatrice est un peu plus large (bien que généralement peu visible puisque située dans le pli du sein). Mais le choix de l’enveloppe diminue nettement ce risque comme on vale voir dans une minute. Elles sont également légèrement plus chères que les prothèses mammaires rondes.

Ici on se rapproche du résultat attendu avec les prothèses de forme anatomique. Le volume est concentré sur la partie inférieure de la poitrine avec un décolleté en pente douce moins prononcé qu’avec un implant rond.

En conclusion il n’y a pas réellement de forme meilleure que l’autre. On considère plutôt que telle ou telle forme permettra d’arriver à tel résultat, mais que c’est en fonction de l’anatomie de la patiente, de la forme actuelle de ses seins et du volume souhaité que la forme ronde ou anatomique sera plus adaptée. La majorité des implants utilisés en France sont aujourd’hui de forme anatomique, notamment car ils correspondent davantage aux souhaits des patientes aujourd’hui.

Quel contenu choisir pour ses implants mammaires ?

Deux types de contenus sont utilisés même si en pratique la grande majorité des chirurgiens mammaires recommandent aujourd’hui le gel de silicone. Autorisé depuis 2001, il représente aujourd’hui l’immense majorité des augmentations mammaires en France.

Le gel de silicone offre au toucher un aspect assez naturel et proche d’une poitrine non retouchée. Ces implants sont souvent composés de plusieurs couches successives pour un résultat optimum. Le gel de silicone souple permet à la poitrine de s’étaler légèrement vers le bas lorsque vous êtes debout, et à l’horizontale lorsque vous êtes allongées. Si une rupture intervient, le gel de silicone, dit cohésif, reste compact et ne s’écoule pas dans le corps avec les prothèses de dernière génération. Il impose en revanche un suivi médical régulier (tous les 5 ans environ) puisque seules les radios permettront de vérifier qu’il n’y a pas de rupture ou fuite de silicone : une surveillance est donc nécessaire pour s’assurer que la prothèse est toujours intacte. Autres avantages : les risques de plis sont moindres et leur durée de vie est de 10 ans au moins (voire plus : les dernières générations seraient plus résistantes mais le recul nécessaire à la durée de vie moyenne n’est pas suffisant, ce sont donc essentiellement des prévisions).

Le sérum physiologique est un liquide constitué d’eau et de chlorure de sodium (de l’eau salée donc) et s’insère dans l’implant mammaire vide à l’aide d’une petite valve hermétique. Fréquemment utilisé dans les années 90, il présente pourtant de nombreux défauts : un toucher peu naturel en raison du liquide employé et des risques de fuite avec le temps en raison de l’usure. Dans ce cas, le liquide se répand simplement dans le corps, sans risques pour la santé de la personne, mais avec des conséquences évidentes visuellement en raison du « dégonflement » de la prothèse. C’est la raison pour laquelle ils ne sont quasiment plus utilisés aujourd’hui, d’autant que leur durée de vie est plus courte que le gel de silicone (7-8 ans).

Sauf exception, le gel de silicone est la meilleure option aujourd’hui, et c’est celle qui vous sera vraisemblablement proposée d’office.

Le port d’un soutien-gorge post-opératoire est primordial après une augmentation ou reconstruction mammaire puisqu’il va favoriser la réussite de l’opération tout en réduisant les douleurs.

Qu’est-ce que la mastopexie ?

La mastopexie, également appelée lifting des seins ou redrapage des seins est une opération qui vise à remonter le sein et à le concentrer sur lui-même.

L’expression “cure de ptôse mammaire” est parfois utilisée. En effet, la ptôse mammaire désigne l’affaissement du sein. Néanmoins, que cet affaissement soit naturel, génétique, lié à une grossesse, au vieillissement ou encore à des variations de poids ; il ne représente en aucun cas une maladie.

Comment se déroule une mastopexie ?

Se préparer à une mastopexie

Pratiquée sous anesthésie générale, cette intervention requiert une consultation pré-opératoire avec un médecin anesthésiste. Une mammographie doit également être pratiquée.

S’agissant d’une opération de chirurgie esthétique, deux consultations devront être effectuer pour s’assurer qu’il s’agit de la meilleure option pour améliorer le bien-être de la patiente.

Le jour de l’opération

Une fois la patiente endormie, le médecin pratique une incision afin de retendre la poitrine et de retirer l’excès de peau.

En fonction du degré d’affaissement de poitrine, le médecin pratiquera soit une incision autour du mamelon (“aréolaire”), soit une incision autour du mamelon descendant jusqu’au pli sous le sein (“verticale”), soit une incision autour du mamelon jusqu’au pli du sein en suivant ce pli (cicatrice en “T inversé”).

L’opération dure entre 1 h 30 et 3 h.

Une fois l’opération terminée, la patiente est surveillée quelques heures en salle de réveil avant de pouvoir rentrer chez elle.

Les jours et mois suivant l’opération

Après l’intervention, la patiente devra porter un soutien-gorge de contention pendant un mois, puis éviter les soutien-gorges aux armatures métalliques pour ne pas abimer les cicatrices.

La cicatrisation peut être améliorée grâce au massage régulier des cicatrices et au recours à des pansements siliconés.

Afin de respecter les délais de cicatrisation, la reprise du travail, des activités sportives et du port de charges lourdes se feront progressivement (entre une semaine et trois mois).

Enfin, l’exposition au soleil est fortement déconseillée tant que les cicatrices sont encore roses.

Pourquoi faire une mastopexie ?

La mastopexie permet de retirer un excès de peau au niveau de la poitrine. Souvent, l’étirement des seins est lié aux grossesses, au vieillissement ou à une perte de poids importante.

Les patientes complexées par leur poitrine ou celles qui souhaitent simplement remonter leur poitrine sont concernées par la mastopexie.

La mastopexie permet de :

  • remonter et lifter le sein
  • donner du galbe et une forme arrondie au sein
  • symétriser les seins.

Les résultats attendus

Les résultats varient d’une femme à une autre.

Après l’opération, les seins doivent être remontés et galbés. L’alvéole peut être rétrécie. Les cicatrices de l’opération disparaissent presque complètement au bout d’un an.

Il peut arriver que les seins s’affaissent à nouveau, notamment sous l’influence du vieillissement, d’une grossesse ou d’une perte de poids importante.

Risques de complications

Comme tout acte chirurgical, la mastopexie comporte des risques de complications :

  • mauvaise cicatrisation
  • nécrose cutanée
  • asymétries des mamelons
  • perte de sensibilité des seins/des mamelons

Afin de limiter ces risques, il convient de respecter toutes les consignes liées à la bonne cicatrisation et de prendre rendez-vous chez le médecin en cas de doute.